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1. Histoire du diocèse de Lyon : Repères

REPẺRES CHRONO – ARCHÉOLOGIQUES DE L’HISTOIRE DE L’ÉGLISE DE LYON _____________

A. Antiquité

1. Le diocèse confié vers 150 par Rome à l’évêque Pothin venu de Smyrne couvre l’ensemble des trois Gaules et de la Narbonnaise (carte), mais garde des liens très forts avec l’Orient : l’atteste la « Lettre aux Frères d’Asie et de Phrygie » sur les 50 martyrs de 177, transmise à Rome par le successeur de Pothin, Irénée, qui avait connu Polycarpe, disciple de l’âpôtre Jean, et qui va être le premier Père de l’Eglise en Occident (son ouvrage,« Contre les hérésies », Sources Chrétiennes, 1984).

2. Cette antériorité-antiquité de l’Eglise de Lyon s’est traduite dans le titre de Primat des Gaules donné en 1079 par Grégoire VII à l’archevêque Gébuin, ainsi que par son appellation de « seconde Rome ». 
 3. Par la suite, son histoire a reflété aussi les temps forts de celle de l’Eglise qui est en France, et le plus souvent, avec un temps d’avance.

B. Moyen-Age

4. Les bases des cinq premiers sanctuaires du Val de Saône, saint Martin d’Ainay (monastère auquel on doit ajouter celui de l’île Barbe et celui des bénédictines de Saint Pierre), Saint Etienne (première cathédrale), Saint Just, Saint Irénée, Saint-Laurent ont été mis à jour par de récentes fouilles.

5. La « renaissance au temps de Charlemagne » (IXe siècle) : sous la conduite de deux grands évêques, Agobard et Leidrade, fixation d’une liturgie lyonnaise, proche de celle de Rome, qui subsiste jusqu’à Vatican II. Le diacre Florus copie les textes de plusieurs Pères de l’Eglise.

6. Le XIIIe siècle : « Les pauvres de Lyon et les ordres mendiants : Saint Dominique et les Jacobins, Saint François et les Cordeliers. Deux séjours des papes à Lyon, où se tiennent les conciles de Lyon I (1245) et de Lyon II (1274) : mort, au cours du second, en Italie, du grand théologien dominicain Thomas d’Aquin et à Lyon, du franciscain Bonaventure, dont le corps repose dans la basilique qui lui est dédiée. Sur 4 siècles (du XIe au XVe s.), s’est étendue la construction de la primatiale S. Jean-Baptiste, dont l’architecture révèle une succession de styles, - du roman (abside) au gothique flamboyant (façade ouest).

C. La Renaissance et les temps modernes

s’ouvrent sur une prospérité économique (les foires de Lyon depuis la fin du XVe s. , la banque, en lien avec Florence, le commerce de la soie….)

7. Au XVIe s. développement de l’imprimerie et de la « librairie » (édition de nombreux livres pour le reste de l’Europe) Troubles liés à la Réforme, de 1562 aux Vêpres lyonnaises de sept. 1572 , réplique de la S.Barthélemy, pour que finalement, Lyon adhère à la « Ligue et sainte Union des Catholiques en 1589.

8. Une consolidation de la situation religieuse au XVIIe s. sous l’impulsion de grands archevêques comme Camille de Neuville Villeroy dont l’épiscopat dura 40 ans (1653-1693) : Nouveaux ordres religieux : S.François de Sales meurt à Lyon en 1622 . Création du collège de la Trinité confié aux Jésuites (en 1565), du grand séminaire confié aux Sulpiciens (en 1654), des Petites Ecoles par Charles Démia et les Soeurs de S.Charles (1667-77). Nombreux laïcs groupés dans la Compagnie du S.Sacrement, que prolongera la Congrégation secrète de Lyon après la Révolution.

9. Développement de la Franc-Maçonnerie et de courants jansénistes extrêmes (les convulsionnaires) au XVIIIe s. mal contenus par l’épiscopat brillant mais contesté de Malvin de Montazet (1758-1788).

10. La Révolution française constitue une rupture qui, à Lyon a été marquée par la dure répression du siège, suivie par la Terreur (1793-94), avec de nombreuses exécutions perpétrées par Fouché et Chalier. Deux Eglises se constituent, l’Eglise constitutionnelle (l’évêque Lamourette élu en 1791 sera député à la Législative puis, après la répression qu’il désavoue, exécuté en janvier 1794), - et l’Eglise réfractaire dirigée par l’évêque émigré, Marbeuf et organisée par l’abbé Linsolas clandestinement, par une méthode missionnaire.

C. XIXe-XXe s.

La reconstruction concordataire et à partir de 1906, le régime de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat.

11. A la tête de la Mission universelle :

En 1822, Pauline Jaricot organise le financement des Missions par une collecte auprès des ouvrières de la soie : c’est l’Oeuvre de la Propagation de la Foi soutenue par les chaînes de prière du Rosaire vivant et de l’Adoration eucharistique.

Naissance à Fourvière des congrégations d’hommes et de femmes pour les missions : Maristes, Jésus-Marie, Cénacle, Société des Missions africaines de Lyon, avec la branche féminine de N-D des Apôtres, tandis qu’Antoine Chevrier fonde le Prado pour les populations déchristianisées, congrégation qui essaimera dans les missions lointaines.

12. La question sociale

, posée par les trois révoltes des canuts (1831-34), des Voraces (1848) et de la Commune de Lyon (1871). Des réponses chrétiennes sont élaborées, tout au long du siècle, par Ozanam (conférences de S.Vincent de Paul) les cardinaux Maurice de Bonald (1839-1870), P. Hector Coullié (1893-1912) et, au siècle suivant Pierre-Marie Gerlier (1937-1965) : Ce sera la Chronique et les Semaines sociales, l’Action populaire, le syndicalisme chrétien et l’Action Catholique (JOC et autres mouvements spécialisés).

13. La montée de l’anticléricalisme après 1876 exclut les Catholiques du champ politique jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, où de nombreux chrétiens se sont engagés dans la résistance au nazisme.

14. Entre les deux guerres, se structure à Fourvière une Ecole de théologie jésuite qui va préparer les grandes options de Vatican II, avec les théologiens Henri de Lubac, Hans Urs von Balthazar, Jean Daniélou. Sont aussi fondés la Semaine pour l’Unité chrétienne par l’abbé Paul Couturier(1936), le Groupe des Dombes, tandis que les abbés Monchanin et Duperray iront se mettre au service d’évêques autochtones, respectivement en Inde et en Chine.

15. La crise de l’après-Concile dans les années 1968-1980 est suivie par les épiscopats de plus en plus brefs, pour raison de santé, des cardinaux Renard (1967-1981), Decourtray (1981-1994), Balland (1994-97), Billé (1997-2002) jusqu’à la nomination, en juillet 2002, d’un prélat de 52 ans, Philippe Barbarin, créé cardinal l’année suivante.

Cette dernière période a été marquée par d’importantes fouilles qui ont permis de fixer dans l’amphithéâtre des trois Gaules, sur la Croix-Rousse le lieu du martyre de 177.

Un important Musée gallo-romain a été aménagé au droit des fouilles de la colline de Fourvière.

Enfin, un circuit historique sur les origines de l’Eglise de Lyon est en cours d’aménagement entre la maison de Pauline Jaricot et l’ancien monastère de la Visitation, au-dessus de la prison romaine dite du « cachot de S.Pothin ».

Jacques Gadille

"professeur retraité Université Lyon 3"


Pour en savoir plus et jalonner un itinéraire de visite, consulter Le Guide de la colline de Fourvière et du Vieux Lyon, Editions Aux Arts, 33 rue Malesherbes, 69 006, Lyon, 2002 . (par un groupe de spécialistes, sous ma direction). J. Gadille


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